Jean Ferrat aimait Boissel !
2 May, 2010 · Imprimer

Jean Ferrat chantait en la femme l’avenir de l’homme, le révolutionnaire Boissel la magnifiait en la déclarant « supérieure à l’homme » ! Bien que séparés de 200 ans, les deux ardéchois étaient faits pour se rencontrer. « Au delà de ses idées généreuses et utopiques ce qui me touche vraiment chez Boissel, c’est l’homme (…). Cet homme est proche de moi, avec ses enthousiasmes, ses doutes, ses rêves, présent et fraternel, il mérite sa place à nos côtés ». Ainsi s’exprimait le poète d’Antraigues dans la préface manuscrite qu’il adressa le 12 juillet 2006 à Pierre Antoine Courouble, auteur du livre « Citoyen Boissel ». L’écrivain de Joyeuse avait adressé au printemps 2006 un exemplaire de son manuscrit au célèbre poète ardéchois sans trop d’illusions, il avait eu l’occasion de rencontrer le poète d’Antraigues deux ans plus tôt à Laurac (notre photo) mais à l’époque le sujet Boissel n’avait pas été abordé entre les deux hommes. « Sur les conseils d’un ami commun - le dramaturge Roger Lombardot - je lui avais transmis mon manuscrit sans grande conviction. Je recherchais alors un éditeur et tout le monde me disait que Ferrat n’acceptait de signer aucune préface littéraire même pour ses plus proches amis ». Jean Ferrat avait été souvent sollicité dans ce sens par de nombreux écrivains mais il avait toujours refusé. La divine surprise viendra deux mois plus tard. « Un après-midi de juillet 2006, le fax sonne et j’assiste en direct à l’apparition d’un texte manuscrit signé Jean Tenenbaum Ferrat, c’était la préface tant espérée » commente PA Courouble. Tout s’est passé en correspondances écrites par la suite. Jean Ferrat répondra en décembre 2006 à une autre correspondance où il déclina poliment « pour indisponibilité » la proposition qui lui était faite d’assurer la présidence d’honneur du Cercle François Boissel. « Sa préface sur Boissel m’a immédiatement ouvert les portes d’un éditeur, tant et si bien que je puis dire que si je suis devenu aujourd’hui un écrivain publié, c’est grâce à Jean Ferrat » confie avec émotion PA Courouble. (Journal La Tribune)

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