BOOKS
With pen and word
A militant writer’s bibliography

The writer is a god, a creator of the universe and a master of time. He breathes life into characters and determines their destinies. He can make and unmake worlds that his imagination has created, but once the book is written, it no longer belongs to him. The writer is also a god through his capacity to speak to a large audience, for what is reading a fine book if it is not a dialogue in which the book speaks and the reader responds? Finally the writer is a god because he attains immortality through his work. The life span of an individual is counted in decades, but that of a book in millennia.
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« Le jeune homme écrivait
penché sur l’écritoire
éclairé de la rue par une aurore avare
et les mots se suivaient comme le fil des ans
sans jamais s’arrêter un instant.
Le jeune homme écrivait
penché sur sa mémoire
le visage éclairé d’une lueur d’espoir
et les mots se posaient comme le font les flamants
dans sa tête et sur le papier blanc.
Et les mots se posaient comme le font les flamants
sans jamais hésiter un instant Et le monde tournait pourtant,
et le monde tournait pourtant.
Le bonhomme écrivait
penché sur l’écritoire.
Le soleil en tombant desséchait l’encre noire
mais les phrases coulaient comme autant de torrents
sans jamais se tarir un instant.
Le bonhomme écrivait
penché sur son histoire,
ses rêves d’autre vie ses rêves d’autre gloire
et les mots racontaient le fil d’un autre temps
dans sa tête et sur le papier blanc.
Et les mots racontaient le fil d’un autre temps
sans jamais se tromper d’un instant.
Mais le monde tournait pourtant,
mais le monde tournait pourtant
Le vieil homme écoutait
courbé sur son grimoire
le regard fatigué dans la pâleur du soir,
mais les mots se taisaient comme le font les tourments
sans jamais disparaître vraiment.
Puis enfin il dormait
tombé sur l’écritoire,
éclairé de la rue par une aurore avare
et les mots s’envolaient comme le font les flamants
de sa tête et de son papier blanc.
Et les mots s’envolaient comme le font les flamants
sans qu’ils sachent ni pour qui ni pour quand.
Et le monde tournait pourtant,
et le monde tournait pourtant… »
Merci Yves.

penché sur l’écritoire
éclairé de la rue par une aurore avare
et les mots se suivaient comme le fil des ans
sans jamais s’arrêter un instant.
Le jeune homme écrivait
penché sur sa mémoire
le visage éclairé d’une lueur d’espoir
et les mots se posaient comme le font les flamants
dans sa tête et sur le papier blanc.
Et les mots se posaient comme le font les flamants
sans jamais hésiter un instant Et le monde tournait pourtant,
et le monde tournait pourtant.
penché sur l’écritoire.
Le soleil en tombant desséchait l’encre noire
mais les phrases coulaient comme autant de torrents
sans jamais se tarir un instant.
Le bonhomme écrivait
penché sur son histoire,
ses rêves d’autre vie ses rêves d’autre gloire
et les mots racontaient le fil d’un autre temps
dans sa tête et sur le papier blanc.
Et les mots racontaient le fil d’un autre temps
sans jamais se tromper d’un instant.
mais le monde tournait pourtant
courbé sur son grimoire
le regard fatigué dans la pâleur du soir,
mais les mots se taisaient comme le font les tourments
sans jamais disparaître vraiment.
Puis enfin il dormait
tombé sur l’écritoire,
éclairé de la rue par une aurore avare
et les mots s’envolaient comme le font les flamants
de sa tête et de son papier blanc.
Et les mots s’envolaient comme le font les flamants
sans qu’ils sachent ni pour qui ni pour quand.
et le monde tournait pourtant… »